papier vergé, reliure, relieurs, collectionneurs livres anciens,amateurs de reliure XVII, XVIII ème siècle
Je fabrique à la main, à l'ancienne des fac-similés de papiers XVI, XVII, XVIIIème siècle à partir de chiffons de coton ou de lin, de fibres neuves de coton, lin ou chanvre pour la restauration, la réfection des gardes de livres anciens. Papiers neutres sans additif, de longue conservation, en format raisin (50x65cm).
en 2006, 15 sortes de ces papiers sont disponibles en petites quantités: 10 à 50 feuilles
PR: Papiers pour Restauration

1- Garde Coton chanvre 130g
2- PR1 sur forme 18ème siècle - 40x32cms - j'ai eu la chance de me voir prêter ce remarquable objet du 18ème pour fabriquer un papier vergé sans ombre
3 - PR1 Vergeure large
4 - PR4 en 70 et 110g
5 - PR4B
6 - Garde 4B - idem 5 en 120g
7 - PR40
8 - PR5 70g
9 - PR5 100g
10 - PR5 chiffon avec nuances gris ou beige
11 - PR7
12 - PR7 BU 75 et 105g
13 - Garde chiffon
14 - "Chine" vélin 30g - 48x60cm
15 - Onglet 65g
pour la reliure ou l'édition, demandez des échantillons
la fabrication de la feuille de papier: problèmes d'égouttage:
les papiers des XVIème au XVIIIème siècle
Lorsqu'on regarde par transparence une feuille du XVIème ou XVIIème siècle (c'est devenu chez moi une "manie"), on aperçoit les vergeures.
vergé ombré
Le papier vergé est formé sur une toile faite de fils tendus (généralement) dans le sens de la longueur du tamis, stabilisés et tenus entre eux par un ou deux fils de couture ou fil de chaîne et non pas pontuseau), cousu tous les trois ou quatre fils aux pontuseaux, baguettes de bois qui soutiennent l'ensemble du tamis et répartissent les forces lors du "couchage" de la feuille sur le feutre.
forme vergée avec filigrane cousu
envers: la couture des fils de chaîne aux pontuseaux
endroit:la couture des vergeures et fils de chaîne

"sous la forme, l'égouttage" - on distingue les pontuseaux
Lors de l'égouttage, la plus grande partie de l'eau s'écoule horizontalement, suivant les fils du tamis; l'eau entraîne ainsi les fibres les plus courtes; lorsque le courant rencontre un obstacle, l'eau s'écoule alors verticalement. Ces fibres courtes s'accumulent alors le long du fil de chaîne, provoquant une sur-épaisseur qui forme l'ombre le long du fil dont le relief sur le tamis a pour résultat ce filigrane clair.

Quant à l'égouttage, plus le nombre de fils au centimètre est important (donc plus l'espace entre les fils est réduit), plus l'égouttage est rapide.




merci à Chloé (10 ans) pour les photos qui précédent et pour son coup d'oeil
Il peut arriver qu'il n'y ait pas d'ombre le long du fil de chaîne: ou bien c'est un papier fait à la machine (la vergeure ombrée est une preuve de papier fait main), ou bien c'est un papier fait main au XVIIIème siècle ou après.
Certaines formes du XVIIIème siècle comportent 2 toiles: sous la toile d'égouttage, une deuxième toile, trés rigide, faite de fils au diamètre plus important, cousue aux pontuseaux.
véritable tamis du XVIIIème siècle - le fil de chaîne est entre les pontuseaux
La toile d'égouttage est cousue à cette grille et le contact entraîne un égouttage vertical; il ne se forme donc pas d'ombre d'autant plus que le fil de chaîne n'est pas obligatoirement au dessus du pontuseau.
on distingue entre les pontuseaux la couture du fil de chaîne au 2ème tamis plus grossier
la toile support est cousue aux pontuseaux
Enfin, il m'est arrivé une fois de voir une ombre entre deux fils de chaine; cela indiquait alors qu'une seule toile composait le tamis mais que les pontuseaux étaient entre les fils de chaîne. Cette technique semble rare.
http://www.reliure-d-art.com
Anne-Juliette vous ouvre son atelier de reliure
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